n°53

n°53
Il est la seule chose qui me tienne debout. La force qui me porte au-dessus de tout. Il est la raison pour laquelle je me bats. Ce pour quoi je me dois de toujours aller plus loin. Il a le c½ur et la raison de son côté et c'est sans compter sa beauté. Mon amour veut simplement que j'existe et tout ceci n'est qu'une esquisse, laissez-moi vous dire : C'est avec lui que je veux construire puisque lui seul sait comment m'apaiser, calmer mes angoisses, réfréner ma colère et nourrir mes sourires. Il est la clé de tout et si cela fait peur, c'est que vous le voyez de l'extérieur. Rien à voir avec une chimère, tout à fait réel il n'est pas parfait, mais ce qu'il fait pour moi force le respect. Il a vu sans que je sache, il a su sans que je dise. Il a compris qui j'étais alors que j'ai moi-même parfois du mal à le cerner. Il a reconnu les failles, s'est nourri des forces et m'accompagne pour en tirer le meilleur. L'enjeu est de taille.
Et, alors que pour lui comme pour moi, l'amour était souvent une faiblesse dont on ne voulait pas, nous avons vu ce dernier nous unir et tout sublimer. Et si l'on est plus fort, c'est que l'on connaît la fragilité d'un bonheur aussi parfait. De nos douleurs passées, nous avons tiré des leçons qui valent de l'or et savons aujourd'hui qu'une si grande chance est à saisir. Ce qui m'importe est que l'on vive Et je sais que l'on saura. Parce que de lui, je ne suis pas tombée amoureuse avec tout ce que ça implique de douleur, je me suis envolée amoureuse...

# Posté le vendredi 19 juin 2009 07:45

Modifié le vendredi 19 juin 2009 08:10

n° 52 Pourquoi cette image ? posez moins de questions, vous aurez plus de réponses...

n° 52    Pourquoi cette image ? posez moins de questions, vous aurez plus de réponses...
Un peu de force au détour d'un de tes regards. Et le monde m'appartient encore un peu plus. Un seul de tes mots fait éclore un sourire sur ma bouche et fait étinceler d'innombrables diamants dans mes yeux. Tu es mon équilibre et mon penchant sérieux pour la folie. Tu es l'ivresse de la passion sans sa pente destructrice. Tu me rassures et me donne cette soif de prendre des risques. Tu me donnes cette faim de m'améliorer, mais pas uniquement pour toi. Pour toi pourtant. Mais pour moi. Pour nous.
Parce que tu as réussi en quelques semaines là où personne n'avait réussi en de nombreuses années. Parce que grâce à toi, je comprends que la confiance en moi ne me fait pas oublier les âmes qui me sont précieuses. Parce que sans toi c'est irrespirable. Alors qu'on ne me blâme pas d'être amère et triste, de n'être que la moitié de moi-même quand ton absence brûle et déchire tout autour de moi. Qu'on n'assène pas que c'est insensé, aberrant, que j'en fais trop. Ils n'y ont probablement jamais pensé. A ce que ça fait. D'être privé de cet oxygène qu'on nomme amour -que je baptise joie et raison de vivre, naturel- de sentir qu'on aura beau lutter, s'époumoner, protester ou supplier et que ça ne changera rien. Ma vie sans toi n'est pas une torture, c'est juste fade, monochrome, nostalgique, certains diraient peut-être touchant alors que c'est pour moi tout juste éreintant. C'est juste être taciturne, assourdi et aveugle. C'est en vouloir au temps, de ne jamais aller à la bonne vitesse, à la bonne intensité, comme un film qui passe en accéléré les belles scènes et au ralenti les scènes intermédiaires. Et enfin c'est savoir que l'on a tout pour être heureux, mais que votre tout n'est précisément pas là.
Pouvez-vous juste concevoir vous lever demain au point du jour et rencontrer la personne qui vous fera avouer qu'avant ce jour vous n'aviez pas vécu, que vous n'avez fait que respirer bêtement depuis le jour où votre mère vous a mis au monde ?

# Posté le lundi 23 février 2009 17:16

Modifié le lundi 23 février 2009 18:24

n°51

n°51
Expliquez-moi. J'aimerais comprendre. Je ne vois plus. Je n'entends plus. Je ressents juste une vive douleur. Qui hurle en moi. Je voudrais m'introduire dans sa tête, juste l'espace d'un instant, pour comprendre ce qu'il s'y passe. Je voudrais que vous m'expliquiez, mais vous ne le pouvez pas. Seul lui pourrait. Et il ne le fait pas. Tantôt distant, tantôt proche. C'est injuste vous savez. De voir son bonheur à quelques pas et de ne pas pouvoir faire ces quelques mètres qui vous séparent de lui. Certains passent leur temps à chercher le bonheur. Je l'ai trouvé. Je le vois, tellement clairement. Mais il ne m'est pas destiné. C'est un supplice. C'est voir une oasis en plein désert, c'est être pris dans des sables mouvants sans pouvoir en bouger, sans même pouvoir espérer s'en sortir. C'est voir l'eau et avoir la gorge sèche au point de faire n'importe quoi pour avaler ne serait-ce qu'une goutte, c'est voir tout l'or du monde inaccessible lorsqu'on n'a pas un sou en poche.

Laissez-moi vous expliquer.
Moi, je déambulais dans la vie, à la recherche des petites joies de la vie, et espérant juste un peu avoir la chance de toucher au Bonheur véritable. Et lorsque je n'y croyais plus, que je m'étais résolue, et que je n'attendais plus rien, le bonheur s'est offert à moi. Je me dirige donc lentement vers lui, n'étant pas trop sûre de ne pas me tromper...Puis, quand je deviens plus sûre de moi, et que je ne suis plus qu'à quelques pas, une barrière se dresse entre le bonheur et moi. Une de ces barrières qui n'ont l'air de rien, mais qui résistent à tout...

Cette histoire, aussi pathétique qu'elle puisse paraître, est la mienne. Peu importe la métaphore. La barrière, le bonheur, l'oasis, ou l'or ne sont que des images pour tenter de soulager ma peine en vous la faisant comprendre. Je crois juste que je l'aime. Je n'aime pas vous dire ça. Je n'aime pas me le dire. Une fois de plus, tout ça est impossible, et c'est encore plus douloureux si je veux bien admettre qu'il est plus que ce que je dis. Mais j'aurais beau le cacher, essayer de m'en empêcher, comme j'ai l'habitude de le faire, il n'en restera pas moins que plus il m'apparaît inaccessible, plus je ressents le besoin de l'avoir près de moi. Essayez de comprendre. J'ai perdu une partie de moi il y a maintenant 2 ans, et j'ai le sentiment de l'avoir retrouvé depuis qu'il est là. Ca peut paraître fou, exagéré. Ca l'est. Oui, ça l'est. J'ai bien tenté de me raisonner, de me dire que ça n'était pas possible. Il n'y avait aucune raison. Il n'était pas grand chose, je ne le connaissais pas si bien que ça. Mais vous voyez bien, je n'arrive pas même à écrire de la même façon que d'habitude. Avec des images, des jolis mots, des phrases recherchées. Là je n'y arrive pas, c'est trop complexe pour moi. Je sais juste qu'il est là, que je ne suis pas loin, mais que je ne pourrais sans doute jamais être aussi proche que ce dont j'ai besoin. °Elle° m'en empêche. De l'extérieur ça a vraiment l'apparence d'une situation puérile, on doit se dire que depuis longtemps j'aurais dû dépasser ce stade. Mais vous ne comprenez pas. Vous ne savez pas. Ce qu'il se passe quand il se loge au creux de mes pensées. Quand j'imagine. Quand je rêve. De respirer sa peau. Quand je me dis qu'il pourrait être à mes côtés au lieu d'être aux siens. Dans ces moments, un sentiment douloureux s'impose à moi : la bien connue jalousie...Et pourtant j'excècre la jalousie excessive, destructrice de bien trop de couples. Celle là n'est destructrice que de moi. C'est déjà trop j'en ai conscience. Elle m'apporte cauchemards et tristesse. Et aussi ce sentiment d'injustice. Sans compter ce mal-être.

J'aimerais tellement qu'un jour, tous les rêves, tous les souhaits que je fais seront ma réalité. J'espère un jour pouvoir lui dire "je t'aime"...ça fait tellement longtemps. Que je ne l'ai pas autant voulu...

# Posté le samedi 08 novembre 2008 16:53

Modifié le samedi 08 novembre 2008 18:55

n°50

n°50
Je n'y crois pas mais j'espère.
Je n'y crois pas mais j'espère. T'avoir un jour pour moi. Etre un jour contre toi. Vivre un peu pour toi, avoir moins peur de ce que je suis, et penser enfin être devenue quelqu'un. Espoir qu'un jour, tu franchisses les quelques pas qui nous séparent...De nouveau respirer, de nouveau sourire, de nouveau aimer. Je ne veux plus froisser mes ailes, essuyer mes larmes...Je veux me trouver belle, et me trouver avec toi. Partager, danser...Ecrire, de nouveau comme avant. Naturellement. Donne-moi l'insouciance et la légéreté. Ôte moi la peur de l'avenir. Aide moi à toucher du doigt cet espoir insensé de t'avoir pour moi. Je voudrais pouvoir capter, capturer ton regard. J'aimerais compter plus qu'une autre. J'aimerais être Tienne. Rien qu'un peu. Juste respirer à tes côtés. M'ennivrer de ton regard. Et juste accéder au rêve de faire des projets fous, qui n'aboutissent pas, mais qui font vivre, un sourire permanent plaqué sur le visage. Rêver ma vie, vivre mes rêves...avec toi à mes côtés.
Je prends peu à peu conscience de ce que j'avais perdu, et que je retrouve en toi. Cette confiance. Ce pourrait être un soulagement, mais ce n'est rien de plus qu'un espoir que je garde au fond de moi, puisque tu me refuses cette respiration.

Je n'ai plus l'âge de croire à l'amour toujours mais j'ai encore celui de croire à l'amour un jour. Je n'écrirais pas en lettres dorées que jamais je ne cesserais de t'aimer, je ne peux promettre que ce que je possède et le temps m'échappe. Pourquoi croire des paroles vaines ? Des Je t'aime emphatiques, des Pour Toujours ? Tu trouves peut-être cela rassurant...Ce ne sont rien d'autre que des promesses irréalisables...Elle te les dit sans doute très bien, mais comment peux-tu te laisser abuser par des paroles qu'elle répète parce que tout le monde le dit, elle prononce ces mots sans peut-être même prendre conscience de ce que cela implique...
Ne me crois pas froide, je suis juste triste qu'elle puisse t'avoir avec autant de facilité...Je te pense, je te ressens, j'ai l'impression de te connaître alors que c'est loin d'être le cas. Je te crois, je te fais confiance...Je te rêve...Et je vais rêver encore longtemps, j'en ai peur...Mais que ce rêve est doux, beau et rassurant. Tu me prendrais pour folle à travers ces mots, tu n'aurais peut-être pas tort, mais je n'aurais sans doute jamais le courage de les prononcer...j'ai donc besoin de les écrire, puisque les penser ne me suffit plus...J'ai même parfois besoin d'imaginer qu'on aura un jour l'occasion de voir un lien fort nous unir...Besoin d'imaginer qu'un baiser échangé n'est pas impossible...Besoin d'espérer, si c'est tout ce que je peux encore faire...Puisqu'y croire semble insensé...

# Posté le samedi 08 novembre 2008 11:11

Modifié le mardi 11 novembre 2008 12:30

n°49

n°49
Dans la vie, tomber, se relever, ça arrive tout le temps. Tu tombes vingt fois, trente fois, et tu te relèves autant. Sauf ceux qui ne se relèvent pas. Qui restent au sol. Et par terre c'est jamais assez bas. Ceux là tombent et ne s'en contentent pas, ils creusent. Ils s'enfouissent. Mais alors, ceux qui ont la chance de ne pas être seuls peuvent finalement s'en sortir. S'ils comprennent qu'il faut arrêter de creuser et qu'ils acceptent qu'on les remettent debout.
Il y a aussi ceux qui sont seuls et qui, la plupart du temps, ne se relèvent jamais parce qu'ils n'ont pas la force suffisante, le soutien suffisant.
Et enfin, il y a ceux que j'ai du mal à accepter. Ceux qui font semblant. Qui jouent à se faire peur. Ceux qui vont mal pour qu'on les voit. Ceux qui vont bien et qui se prétendent cruellement abandonnés par la chance, et incessemment poursuivis pas le malheur. Ils tournent la douleur en parodie, en dérision. Comme si c'était simple d'avoir mal...Comme si ça pouvait s'inventer. Ils ne se rendent pas compte sans doute que jouer à être malheureux, c'est retourner à son avantage une situation loin d'être enviable.
Faire exprès de ne pas se relever, jouer la comédie. Simuler une situation invivable...Redescendons sur terre juste l'espace de quelques minutes. Pourquoi faire semblant d'être malheureux quand la vie nous tend tout le bonheur du monde ? Alors qu'il se fait si rare...Savoir savourer la moindre étincelle de joie, c'est la plus grande force que l'on puisse avoir...Oublier parfois ses petits tracas, et les remplacer par les éclats de rire qui savent embellir nos vies, de façon presque miraculeuse...Rien de plus beau que des rires partagés, rien de plus réparateur...Pierres précieuses qui font l'or de nos vies.
C'est tellement beau de rire...c'est tellement vivant...que j'en mourrais...

# Posté le lundi 07 juillet 2008 16:07

Modifié le dimanche 24 août 2008 12:36